BELGOCAM21
À Londres, Harry Kane a remporté le Ballon d’Or 2026 après une saison à 73 buts avec le Bayern Munich et l’Angleterre, devant Kylian Mbappé et Lamine Yamal.
Le serial-buteur Harry Kane, intenable la saison dernière avec le Bayern Munich et l’Angleterre, s’est adjugé le Ballon d’Or 2026, trophée individuel le plus prestigieux du football mondial, chez lui à Londres lundi au cours d’une cérémonie à l’accent résolument espagnol. Il ne pouvait pas y avoir meilleur décor que la capitale britannique, où la 70e édition du prix était délocalisée à titre exceptionnel, pour couronner l’enfant du pays, né il y a 33 ans ici même.
« Ramener ce trophée à la maison, voir un Anglais le remporter, c’est quelque chose de vraiment, vraiment spécial, surtout ici à Londres. Quelle soirée de folie ! », a-t-il réagi auprès de l’AFP. Celui qui est surnommé « HurriKane » (un jeu de mots avec « hurricane », soit « ouragan ») a emporté toutes les défenses la saison dernière, celle sur laquelle devaient voter cent journalistes du monde entier.
L’affaire Martinez Zogo connaît un rebond spectaculaire. Alors que l’un des présumés tueurs, Justin Danwe, avait déposé une confession glaçante, le tribunal militaire a choisi une voie inattendue : technologiquement innocenter le patron des médias, Jean Pierre Amougou Belinga. Grâce à l’expertise du professeur Georges Bell Bitjoka, les dates du 22- 23 juin 2026 pourraient entrer dans l’histoire comme celle de la vérité judiciaire au Cameroun.
Un aveu, mais que personne n’a voulu entendre
C’est une déclaration que peu de personnes dans le prétoire ont oubliée. Justin Danwe, présenté comme l’un des bourreaux de l’animateur Martinez Zogo, lors de l’enquête préliminaire a lancé, sans détour : « J’ai tué Martinez Zogo ».
Rappel des faits. lors de l'audience publique du 9 septembre 2024, Justin Danwé a plaidé « non coupable », tout comme l'ensemble des 17 accusés renvoyés devant le Tribunal militaire de Yaoundé. Il existe une distinction importante à faire entre ses déclarations lors de l'enquête et sa position officielle à la barre :Pendant l'instruction (les "aveux") : Durant les interrogatoires préliminaires, l'ex-lieutenant-colonel et directeur des opérations de la DGRE a reconnu avoir dirigé le commando qui a procédé à l'enlèvement et aux violences sur Martinez Zogo. Cependant, il a toujours nuancé sa responsabilité en affirmant qu'il s'agissait d'une opération visant à donner une « correction » au journaliste, et non d'un assassinat planifié. A l'audience du tribunal (le plaidoyer) : Lorsque les charges d'« assassinat » et de « complicité d’assassinat » lui ont été officiellement notifiées le 9 septembre 2024, il a formellement rejeté la culpabilité pénale de ces chefs d'accusation précis. En droit camerounais, reconnaître certains faits lors des interrogatoires de police ou d'instruction ne vaut pas un enregistrement de plaidoyer de culpabilité lors du procès public, où la stratégie de défense l'a conduit à plaider non coupable.
Cette sortie, aussi brutale qu’inattendue, a agi comme un électrochoc. Pourtant, sur le moment, personne n’a voulu y croire. Les regards se sont immédiatement tournés vers Jean Pierre Amougou Belinga, le puissant patron des médias, accusé par l’opinion publique et une partie de la presse d’être le commanditaire caché.
Mais le tribunal, lui, a pris acte de cette parole. Surtout, cette déclaration avait été officiellement confirmée par le juge Sikati II, celui-là même qui avait signé une ordonnance de levée d’écrou en faveur de Jean-Pierre Amougou Belinga.
Un moment clé de l’enquête.
La vérité était là, dès le début. Mais personne n’a voulu la voir.
L’expert qui fait tomber les certitudes : le professeur Georges Bell Bitjoka
Face au silence des 43 témoins – dont aucun n’a évoqué le nom d’Amougou Belinga – le commissaire du gouvernement a ordonné une analyse numérique approfondie. Pour cette mission sensible, il a fait appel à l’un des meilleurs spécialistes de la sous-région : le professeur Georges Bell Bitjoka, expert en criminalistique numérique et en analyse de données Cloud.
Pendant plusieurs semaines, le professeur Bell Bitjoka a passé au crible les téléphones des prévenus, y compris celui de Jean Pierre Amougou Belinga. Extractions poussées, géolocalisations, historiques d’appels, messages supprimés, applications cryptées, traces dans le Cloud… Rien n’a été laissé au hasard.
Et le verdict de l’expert est sans appel : le téléphone de Jean Pierre Amougou Belinga n’a révélé aucun lien avec la planification ou l’exécution du meurtre de Martinez Zogo. Mieux encore, les analyses ont confirmé ce que le juge Sikati II avait déjà constaté lors de l’enquête préliminaire : les soupçons pesant sur le patron des médias relevaient davantage de l’intox médiatique que de la réalité factuelle.
22-23 juin 2026 : deux dates mémorable pour la justice camerounaise
Selon nos informations, c’est le 22-23 juin 2026 que le tribunal militaire rendra son verdict définitif. Pour Jean Pierre Amougou Belinga, cette date marquera très probablement la fin d’un calvaire judiciaire qui l’a privé pendant des mois de la gestion de ses affaires, de ses médias et de sa liberté d’entrepreneur.
Mais au-delà du cas d’un homme, le 22-23 juin 2026 pourrait entrer dans l’histoire comme une date mémorable pour la justice camerounaise. Ce jour-là, le Cameroun montrera qu’il est capable de mener une enquête indépendante, technologique, et de revenir sur les errements de l’émotion populaire pour ne faire triompher que la vérité.
Une vérité qui, selon les propres conclusions du professeur Bell Bitjoka, était pourtant donnée par l’assassin lui-même dès le début de l’affaire : Justin Danwe avait avoué. Mais la foule, les réseaux sociaux, et certains médias ont choisi de désigner un autre coupable, obnubilés par l’idée qu’un homme puissant ne pouvait qu’être coupable.
L’anecdote qui en dit long sur Jean Pierre Amougou Belinga
Au cours de l’instruction, une anecdote a circulé dans les couloirs du tribunal, rapportée par plusieurs avocats. Alors qu’on demandait à Jean Pierre Amougou Belinga s’il craignait la vindicte populaire, il aurait répondu, avec une certaine lassitude :
« Je ne combats pas contre les rumeurs. Je combats pour que la vérité éclate. Si l’on m’accuse, qu’on me confronte aux preuves. Je n’ai rien à cacher, ni dans mon téléphone, ni dans mon Cloud. »
Aujourd’hui, cette confiance a été récompensée. Les preuves l’ont innocenté. Et ceux qui l’ont désigné du doigt sans preuve devront peut-être un jour répondre de leurs propres excès.
La vérité était là, personne n’a voulu la croire
Le 22-23 juin 2026 restera comme le jour où la justice camerounaise, grâce à l’expertise rigoureuse du professeur Georges Bell Bitjoka et à la persévérance du tribunal militaire, a choisi la raison contre la rumeur, la preuve contre l’accusation facile.
Justin Danwe avait avoué. Mais on a préféré chercher un commanditaire fantôme. Aujourd’hui, les téléphones parlent. Et ils disent une chose simple : Jean Pierre Amougou Belinga est innocent.
Belgocam21 salue le travail des enquêteurs et suit avec attention les derniers jours des débats. Le 22-23 juin 2026, ce ne sera pas seulement la fin d’un procès. Ce sera peut-être la naissance d’une nouvelle ère pour la justice camerounaise : celle où la technique éclaire là où les passions aveuglent.
Guy EKWALLA
Affaire à suivre sur Belgocam21.
À deux ans, Joyce portait encore les stigmates invisibles de l’innocence absolue. Insouciante, pleine de vie, elle ne comprend pas pourquoi son petit corps la fait souffrir. Au Cameroun et dans sa diaspora, un peuple entier est paralysé par l’horreur. Mais pendant que certains invoquent un « acte spirituel », la réalité est plus crue : un acte criminel. L’enquête devra reconstituer le trajet entre l’école et le domicile. Seule cette reconstitution déterminera ce qui s’est réellement passé. Voici ce qu’il faut comprendre.
Un silence qui étouffe la raison
L’affaire Joyce, 2 ans, a éclaté comme un coup de poing dans le ventre d’une nation déjà meurtrie. Les faits, encore flous pour beaucoup, n’en demeurent pas moins d’une gravité absolue : la petite fille a été victime d’une agression sexuelle. Mais là où l’émotion cède parfois place à la sidération, des voix tentent de détourner le débat vers des explications ésotériques. « C’est un sort », « une attaque spirituelle », souffle-t-on dans certains cercles. Une lecture commode, mais qui évacue l’essentiel : un crime a été commis par un être humain, pas par un esprit.
« Est-ce qu’à deux ans, l’enfant est conscient de ce qu’elle a subi ? »
Cette question, légitime, traverse l’esprit de tous. La réponse des psychologues est claire : à deux ans, un enfant ne possède pas la maturité cognitive pour nommer ou conceptualiser une agression sexuelle. Joyce ne peut pas savoir qu’elle a été violée. Elle ne peut pas « témoigner » comme un adulte. Mais elle garde dans son corps, dans ses pleurs inexplicables, dans ses cauchemars soudains, la mémoire traumatique d’une violation. Son insouciance n’est pas une protection ; c’est le signe le plus cruel de sa vulnérabilité. Elle ne saura peut-être jamais ce qui lui est arrivé, mais son psychisme en portera les stigmates à vie.
Trajet école-domicile : la clé de l’enquête
Si la justice veut honorer sa mission, elle doit remonter le fil. Que s’est-il passé entre le moment où Joyce a quitté son école maternelle et celui où elle est rentrée à la maison, le corps meurtri ? Les minutes manquantes, le détour inhabituel, l’adulte de confiance – ou l’inconnu – qui a croisé sa route. Le trajet école-domicile est une ligne de temps judiciaire. Chaque témoin, chaque caméra de rue, chaque enseignant doit être entendu. C’est là, dans ces quelques centaines de mètres, que se cache la vérité.
Exclure le « spirituel » pour ne garder que le criminel
Appeler à exclure une lecture spirituelle n’est pas un acte d’irréligion. C’est un acte de lucidité. Dans un pays où la sorcellerie est trop souvent convoquée pour expliquer l’inexplicable, ce réflexe dessert les victimes. Il disperse les enquêtes, noie les responsabilités et protège souvent les coupables. Non, ce n’est pas un démon qui a agressé Joyce. C’est un homme. Un voisin, un parent, un enseignant, un inconnu. Tant que la société camerounaise et sa diaspora accepteront l’échappatoire mystique, les vrais criminels resteront libres.
Une nation paralysée, une diaspora en colère
Sur les réseaux sociaux et dans les salons de Yaoundé à Paris, New York, Bruxelles ou Douala, le même sentiment domine : l’indignation mêlée à l’impuissance. Comment protéger nos enfants quand on préfère nommer un « mauvais sort » plutôt qu’arrêter un agresseur ? Joyce, par son âge, incarne l’horreur absolue : celle qui ne peut même pas être racontée par sa victime. C’est à nous, adultes, de parler pour elle.
En attendant l’enquête…
L’enquête dira – si elle est menée sérieusement – qui a posé la main sur Joyce. En attendant, une seule chose est certaine : il n’y a pas de spirituel dans cette histoire. Il y a un prédateur. Il y a une enfant brisée. Il y a une société qui doit cesser de se voiler le visage. Le Cameroun ne pourra se relever de ce genre d’affaires qu’en acceptant la vérité, aussi crue soit-elle. Et la vérité, ici, s’appelle un crime. Rien d’autre.
En soutien à Joyce, et à toutes les petites Joyce silencieuses du Cameroun et du monde
Ce n’était pas une dédicace comme les autres. Il y avait dans l’air comme un souffle d’histoire, une reconnaissance silencieuse, et ce quelque chose de rare qui transforme un simple moment d’écriture en véritable cérémonie des liens.
Devant plusieurs invités – compagnons d’étude, collègues de travail, amis fidèles et Camerounais qui ont croisé la route de l’homme – le docteur André Honba, affectueusement appelé « l’Homme », a présenté son autobiographie. Un livre qui n’est pas seulement le récit d’un parcours, mais un pont vivant entre le Cameroun et la Belgique.
Dès l’ouverture de la cérémonie, une attention particulière a été portée au protocole. Par respect pour les deux nations qui ont façonné l’homme qu’il est devenu, les hymnes nationaux du Cameroun et de la Belgique ont retenti, dans une même ferveur. Un symbole fort : celui d’un fils de Nfoudi-Assi devenu citoyen du monde, sans jamais renier aucune de ses terres.
Un livre pour construire la jeunesse
Le titre ne trompe pas : « Itinéraire d’une vie ici et là-bas » – ici, la Belgique, terre d’accueil et de conquête intellectuelle ; là-bas, le Cameroun natal, quartier populaire de Yaoundé, mémoire vive et horizon constant. L’ouvrage, plus qu’une simple autobiographie, se veut un outil pédagogique, une boussole destinée à la jeunesse camerounaise de la diaspora et du pays.
André Honba ne raconte pas sa vie pour la gloire, mais pour transmettre. Pour dire à ceux qui viennent : oui, l’école est un passeport. Oui, on peut partir, réussir, et choisir de revenir, au moins par l’esprit et par l’action.
Des larmes et des honneurs
La cérémonie n’a pas manqué d’émotion. Plusieurs témoignages, tour à tour poignants et chaleureux, ont saisi l’assistance. Des voix qui rappelaient ce que l’Homme a semé, discrètement, pendant des années : des conseils, des soutiens, des gestes fraternels.
À plusieurs reprises, le docteur Honba, ému, a laissé couler une larme. Non par faiblesse, mais par attachement viscéral à ses compatriotes. Pour certains présents, c’était une découverte : derrière le médecin, le chercheur, l’écrivain, se cache un homme profondément social, dévoué aux autres.
Il a reçu, ce jour-là, les honneurs mérités d’un travail social accompli dans l’ombre. Une reconnaissance discrète mais sincère, à l’image de son parcours.
Une plume à découvrir, une œuvre nécessaire
« Itinéraire d’une vie ici et là-bas » n’est pas un livre de plus. C’est une plume à découvrir, une œuvre pédagogique, un testament vivant adressé à la jeunesse camerounaise. Une invitation à croire en l’école, en l’effort, et en la force des liens qui unissent les deux rives de l’Atlantique.
Comme il le rappelle lui-même, dans un sourire : « C’est grâce à l’école que je suis arrivé. À mon tour de tendre l’échelle. »
Guy EKWALLA
BelgoCam21 vous recommande chaleureusement cette lecture.