
Washington a officialisé ce jour une décision majeure de politique étrangère : le retrait des États-Unis de 66 organisations internationales, accusées d’être à la fois inefficaces, coûteuses et contraires aux intérêts nationaux américains. L’annonce a été faite par le Département d’État, dans le cadre de l’application d’un ordre exécutif présidentiel visant à redéfinir l’engagement multilatéral des États-Unis.
Selon les autorités américaines, cette décision s’inscrit dans une volonté de rationalisation stratégique. « Les États-Unis ne financeront plus des structures qui ne produisent pas de résultats tangibles, qui servent des agendas idéologiques ou qui affaiblissent la souveraineté américaine », indique le communiqué officiel. Washington estime que plusieurs de ces organisations ont dérivé de leurs missions initiales, tout en imposant des contraintes politiques, réglementaires ou financières jugées excessives.
Une critique du multilatéralisme contemporain
L’administration américaine dénonce notamment :
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une bureaucratisation excessive,
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un manque de transparence dans la gouvernance,
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une instrumentalisation politique par certains États membres,
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et une faible efficacité opérationnelle, malgré des budgets en constante augmentation.
Sans publier immédiatement la liste exhaustive des 66 organisations concernées, le Département d’État précise qu’elles couvrent des domaines variés, allant de la coopération culturelle et éducative à des agences techniques, environnementales et consultatives. Les contributions financières américaines à ces entités représentaient plusieurs milliards de dollars par an.
Réactions internationales contrastées
La décision a suscité des réactions rapides sur la scène internationale. Plusieurs partenaires européens ont exprimé leur préoccupation, craignant un affaiblissement du système multilatéral et une perte de coordination sur des enjeux globaux tels que la santé, le climat ou la régulation économique. D’autres États, en revanche, ont salué un « signal fort » contre ce qu’ils considèrent comme une dérive technocratique des institutions internationales.
Des responsables onusiens ont, de leur côté, regretté un choix « unilatéral », tout en affirmant que les organisations concernées « continueront à remplir leurs missions avec ou sans le soutien américain ».
Une nouvelle doctrine assumée
Pour Washington, ce retrait ne signifie pas un isolement, mais une réorientation. Les États-Unis affirment vouloir privilégier :
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des partenariats ciblés,
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des accords bilatéraux ou ad hoc,
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et des engagements internationaux fondés sur des résultats mesurables.
Cette annonce confirme une inflexion durable de la politique étrangère américaine : un multilatéralisme conditionnel, subordonné à l’intérêt national et à l’efficacité concrète. Un choix qui redessine, une fois encore, les équilibres de la gouvernance mondiale.
Guy EKWALLA







