
Face aux ingérences étrangères et aux campagnes de désinformation, l’Union européenne accélère. À Bruxelles, la Commission lance officiellement le Centre européen pour la résilience démocratique, pendant que les ministres préparent un Conseil européen sous tension, marqué par les divisions sur l’Ukraine et la compétitivité.
Les menaces ne sont plus théoriques. Attaques hybrides, manipulations de l’information, tentatives d’ingérence électorale : pour Bruxelles, les régimes autoritaires testent la solidité des démocraties européennes.
En réponse, la Commission européenne a lancé le Centre européen pour la résilience démocratique. Sa mission : coordonner les États membres, mutualiser l’expertise et mieux détecter les campagnes de désinformation. Objectif affiché : protéger les élections, renforcer la confiance des citoyens et éviter que les divisions ne fragilisent les sociétés européennes.
Concrètement, un manuel pour sécuriser les scrutins, un plan européen contre les interférences étrangères et une plateforme dédiée aux acteurs indépendants verront le jour dès 2026. L’enjeu est clair : passer de la réaction à l’anticipation.
Mais dans le même temps, les tensions persistent. À l’approche du Conseil européen, la question du soutien financier à l’Ukraine refait surface, notamment après le veto hongrois sur un prêt de 19 milliards d’euros. Un blocage qui met à l’épreuve l’unité des Vingt-Sept.
Entre résilience démocratique, sécurité énergétique et solidarité avec Kiev, l’Union joue sa crédibilité. Car défendre la démocratie, ce n’est pas seulement résister aux crises. C’est prouver qu’elle peut décider, ensemble, malgré les fractures.
Guy Ekwalla







