L’attaque contre le ministre de la Jeunesse, Mounouna Foutsou, et l’ambassadeur Daniel Evina Abe’e à Bruxelles n’est que le point culminant d’une série d’actions violentes orchestrées par la Brigade Anti-Sardinards (BAS). L’escalade a débuté dès le vendredi 28 sur la chaussée de Louvain, où des membres de ce groupe radical ont violemment perturbé la cérémonie de clôture du mois de la jeunesse.
Selon des témoins, l’événement, organisé pour promouvoir les initiatives gouvernementales en faveur de la jeunesse camerounaise de la diaspora, a été interrompu dans un vacarme assourdissant. Des éléments de la BAS, déterminés à faire entendre leurs revendications par la force, ont fait irruption dans la salle, créant un climat de terreur. Les assaillants auraient usé de menaces, d’intimidations, et exercé une brutalité inouïe contre les participants, dont certains ont été physiquement bousculés.
Une attaque préméditée et un message de défiance
D’après plusieurs sources, cette intrusion ne relève pas du hasard : elle semble être le fruit d’une action préméditée visant directement les représentants de l’État camerounais. La présence du ministre Mounouna Foutsou, porteur du message présidentiel à la jeunesse, a clairement attiré l’attention de ce groupe opposé au régime en place.
En plus de perturber la cérémonie, les membres de la BAS auraient également pris pour cible des journalistes, des membres du corps diplomatique, et des citoyens camerounais venus assister aux échanges intellectuels. Ces violences témoignent d’une volonté assumée de museler tout discours officiel et d’imposer un climat de peur au sein de la diaspora camerounaise en Europe.
Un signal d’alarme pour la communauté internationale
Ces actes posent désormais une question cruciale : la BAS est-elle en train de devenir une menace terroriste transnationale ? Leur capacité à mener des actions coordonnées et à s’en prendre directement à des personnalités publiques en territoire étranger soulève des inquiétudes légitimes quant à la sécurité des officiels camerounais lors de leurs déplacements internationaux.
Face à cette escalade de violence, les regards se tournent vers les autorités belges et la communauté internationale : Quelles mesures seront prises pour protéger les dignitaires étrangers sur leur sol ? Le gouvernement camerounais, de son côté, pourrait bien durcir le ton et envisager des réactions fermes pour contenir ce qu’il considère de plus en plus comme une menace à la souveraineté nationale.
Un fait demeure incontestable : la BAS ne recule devant rien et semble déterminée à faire entendre sa voix, quitte à franchir la ligne rouge de la violence physique et de la violation des espaces diplomatiques.
Guy Ekwalla
Journaliste